Nationale

Editorial du Président

Le doute n'a pas sa place

Un « grand » quotidien du soir titrait très récemment : « Le scénario économique du pire s’éloigne ».

À l’heure où j’écris ces lignes, les choses vont dans le bon sens, même si nous pouvons craindre encore des soubresauts inévitables. Mais à terme, j’en suis persuadé, la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran va permettre la réouverture du détroit d’Ormuz et la baisse des prix du pétrole. L’inflation va revenir à ses niveaux d’avant crise, les taux d’intérêt s’assagiront et l’anxiété des ménages va s’estomper.

Or le logement est d’abord une affaire de confiance dans l’avenir. On ne s’engage pas sur vingt ou vingt-cinq ans lorsque le climat est anxiogène. À l’inverse, dès que la confiance revient, les intentions d’achats repartent à la hausse.

Nous y sommes. Nos concitoyens vont d’autant plus être enclins à investir dans la pierre qu’ils disposent maintenant de tout une palette de dispositifs d’accompagnement selon leur profil. 

Les jeunes ménages peuvent se faire aider par leurs parents ou grands-parents dans le cadre de donations. Le dispositif en vigueur actuellement permet à des parents et grands-parents de transmettre jusqu’à 100 000 euros par donateur à leurs enfants ou petits-enfants pour financer l’achat d’un logement neuf. 

Après une année noire en 2025 du fait de la disparition du dispositif Pinel, les investisseurs particuliers vont à nouveau pouvoir se lancer dans l’achat de logements et les mettre en location grâce à la mise en œuvre, depuis le 21 février dernier, du statut du bailleur privé (ou dispositif Jeanbrun). Pour qu’il prenne toute son envergure, il faut maintenant que les réseaux bancaires se l’approprient rapidement. Il n’y a pas une minute à perdre.

Autre option : investir en logement locatif intermédiaire (LLI) dans le cadre d’une société civile immobilière (SCI) familiale. 

Enfin, l’extension du prêt à taux zéro à l’ensemble du territoire national constitue un outil précieux pour soutenir l’accession à la propriété, notamment pour les classes moyennes. Il faudra veiller à sa pérennité budgétaire…

Tous les outils sont là. Si nous voulons que nos concitoyens aient envie d’investir dans le logement, pour l’habiter ou le louer, nous devons y croire.

La vente est avant tout affaire de psychologie. Elle suppose de la confiance, de la conviction, de l’énergie. Si nos équipes commerciales doutent de l’appétence des Français pour l’achat d’un logement et si nos partenaires bancaires hésitent parce qu’ils estiment que les dispositifs sont trop complexes, alors les ménages resteront en retrait.

À l’inverse, si nous expliquons clairement les dispositifs, si nous remettons les réseaux bancaires en mouvement, si nous réinjectons du dynamisme dans nos équipes commerciales, alors nos concitoyens entendront ce message : « le moment est idéal pour revenir vers le logement ».

Le doute n’a pas sa place. Il a d’autant moins sa place que la qualité, le confort et la performance énergétique de nos programmes immobiliers neufs ne sont plus à démontrer. 

Ayons confiance et nos concitoyens se tourneront à nouveau vers le logement.

« Gonflée à bloc », l’équipe de France du logement se prépare à gagner la finale, et je vous assure que la FPI marquera des buts. 

Pascal Boulanger, président de la FPI