Nationale

Editorial de la Présidente

Les raisons d’espérer

Le confinement annoncé par le Président de la République nous a certes tous ébranlés, mais il faut prendre la mesure de ce qui le distingue du premier. Des échanges que la FPI a avec le Gouvernement, nous comprenons que le mot d’ordre n’est plus « restez chez vous, quoi qu’il en coûte » mais « l’activité doit continuer partout où elle est possible sans danger ».


C’est en ce sens qu’il faut comprendre le déverrouillage de la phase « amont » de nos projets : les services publics (donc y compris les services instructeurs et les services consultés pour les PC) doivent rester ouverts, et les chantiers vont se poursuivre, sans se heurter à la pénurie d’approvisionnements ni de main d’œuvre. Dans les deux cas, ce sera probablement en mode dégradé, mais le souci de la continuité est clair. Il n’est d’ailleurs pas évoqué de suspension des délais d’instruction ni des recours.


Le rôle de la FPI, dans ce contexte, est d’expliquer que la phase « aval » (commercialisation, signature des actes, livraisons, etc.) est aussi importante que la phase « amont », puisque c’est d’elle que dépend l’équilibre économique de tout le processus de production. Sur ce sujet, la FPI a pu faire entendre ses demandes : d’ores et déjà, nous savons que les signatures d’actes seront possibles chez les notaires, que les déménagements pourront avoir lieu et que les AG de copropriété pourront se tenir en ligne. Nous avons bon espoir d’obtenir aussi l’autorisation de déplacement des clients pour les livraisons de logements neufs.


Toute la sensibilisation des pouvoirs publics que nous avons faite lors du premier confinement a porté ses fruits. Le Gouvernement a bien intégré la nécessité d’autoriser nos équipes à se déplacer, pour des rendez-vous clients (y compris si besoin pour la signature des contrats de réservation), de la prospection foncière ou des réunions de chantier : l’immobilier est une chaîne, dont chaque acteur doit pouvoir rester opérationnel.


Cette différence d’approche par rapport au printemps dernier est rendue possible par l’apprentissage que nous avons tous fait des gestes barrière et par la disponibilité de tous les équipements de protection. Les conditions sont aujourd’hui bien mieux réunies pour concilier efficacement la protection des vies humaines (de nos équipes au premier chef) et celle de l’économie.

 

Le travail des promoteurs doit se poursuivre, il peut se poursuivre et il va se poursuivre !
 

 

Alexandra François-Cuxac

Présidente de la FPI France