Nationale

Editorial de la Présidente

Les jeunes : un engouement pour le logement neuf

La FPI a rendu publique cette semaine une étude qu’elle a conduite en partenariat avec le cabinet Deloitte, sur les jeunes et le logement neuf. Cette étude passionnante est une première pour la FPI, dans son format (près de 600 jeunes de 20 à 30 ans, interrogés avant puis après le premier confinement) comme dans son objet (les représentations d’une classe d’âge vis-à-vis du logement neuf). Les résultats sont d’une grande richesse, parce qu’ils dessinent les contours d’une génération toute en nuances, et traversée par des contradictions.


On est d’abord frappé par la continuité qui unit cette génération aux précédentes, autour du plébiscite de la propriété immobilière dans son sens le plus classique, majoritairement dans le neuf, et si possible sous la forme d’une maison dans une ville moyenne. C’est encore plus vrai après le premier confinement, qui a mis en valeur les atouts du logement neuf et confirmé la nécessité d’en construire. Très exposés au risque économique, les jeunes voient dans l’immobilier une forme de sécurité. On est donc loin d’une génération bohème, qui verrait dans la pierre un archaïsme.


Pour le reste, les résultats sont souvent interprétables de plusieurs façons, ou reflètent des nuances : les jeunes veulent un logement durable, mais pour économiser des charges autant que par conviction ; ils sont prêts à partager des espaces et des services, mais en respectant leur intimité ; ils veulent acheter près des transports en commun, mais veulent aussi des places de stationnement ; ils veulent vivre en maison, mais près des centres villes et des commerces etc. Ce qui s’affirme sans nuance, en revanche, c’est une attitude décomplexée vis-à-vis de la mixité sociale.


C’est précisément le caractère balancé et complexe de ces réponses qui constitue, me semble-t-il, le principal enseignement de cette étude : gardons-nous de projeter sur nos clients nos propres représentations, et soyons suffisamment à leur écoute pour concevoir des programmes qui répondent à une demande qui s’exprime avec beaucoup de nuances !


Cette expérience pleine d’enseignements me conforte dans l’idée que la FPI est dans son rôle quand elle alimente les réflexions de tous.

Rendez-vous à la prochaine étude !

 

Alexandra François-Cuxac
Présidente de la FPI France