Nationale

Editorial du Président

Covid et Maisons Individuelles Groupées (MIG)

Les MIG, ce sont les maisons individuelles groupées, une catégorie aux contours mal définis, rattachée tantôt à l’habitat individuel, tantôt à l’habitat collectif, selon qu’on retient une définition réglementaire, statistique ou fiscale. Elles représentent, les bonnes années, une production de près de 40 000 logements.

Les MIG sont aujourd’hui des victimes collatérales de la désaffection, pour ne pas dire de l’hostilité, d’une partie des pouvoirs publics à l’égard des maisons, accusées d’alimenter l’étalement urbain. C’est ainsi qu’elles ont été sorties, peu ou prou, de l’éligibilité au dispositif Pinel.

La FPI se bat pour défendre cette forme d’habitat groupé, parce qu’elle nous semble être un compromis entre deux impératifs :

  • la lutte contre le changement climatique, car contrairement aux clichés, les programmes d’habitat individuel groupé sont denses, peu consommateurs d’espaces et de matière, et dans des formes urbaines que les élus locaux apprécient ;
  • la réponse aux nouvelles attentes des ménages, post Covid : on nous parle du besoin renouvelé de nature en ville, d’espace ou d’intimité. L’individuel groupé peut contribuer à cette nouvelle qualité de vie, parce que les habitants y retrouvent les avantages du pavillon isolé, sans ses inconvénients.

L’habitat individuel groupé, c’est donc une réponse pertinente au ZAN et au Covid, bien adaptée à certains territoires (la première et la deuxième couronne des métropoles, en particulier) mais pour le défendre, il faut dépasser les préjugés « anti-maisons » que nous voyons partout à l’œuvre. Le mauvais traitement que le législateur lui réserve résulte d’une mauvaise connaissance du marché et d’un manque de pragmatisme, faute de bien connaître les territoires et leurs habitants.

La FPI va poursuivre son travail de sensibilisation des décideurs publics, pour qu’à côté du collectif classique, des formes urbaines différentes puissent aussi prospérer, bien adaptées aux attentes d’une partie des clients.

Dans la lutte contre le changement climatique et l’étalement urbain, et dans un contexte de forte décrue de la construction, toutes les solutions sont bonnes à considérer, dès lors qu’elles sont bien pensées !

 

Alexandra François-Cuxac

Présidente de la FPI France