Nationale

Editorial de la Présidente

Respect pour l’entreprise !

Dans son travail de « représentation d’intérêt », la FPI rencontre des décideurs publics : elle les éclaire et les informe, elle leur propose des analyses et leur fait des propositions. Plus basiquement, elle essaye aussi, à son niveau, de faire valoir la réalité quotidienne des entreprises.

Je suis d’ailleurs souvent frappée par la méconnaissance de nos interlocuteurs sur le sujet, et parfois par leur manque d’intérêt.

Deux exemples récents l’illustrent :

  • la décision de l’Etat de ne pas publier le décret de report au 1er septembre du plafonnement des frais des intermédiaires en Pinel, malgré les assurances données aux opérateurs sur le sujet. Nombreux sont les promoteurs qui ont dû se réorganiser dans la précipitation pour le mettre en œuvre : changer des modèles de contrats de réservation, recontacter des clients pour traiter les contrats en cours, etc.
  • l’ambiguïté des réponses que nous obtenons sur la question de l’éligibilité au Pinel des maisons individuelles groupées. Plus de six mois après l’amendement parlementaire, et moins de six mois avant son entrée en vigueur, le flou persiste.

Avant même de débattre de l’opportunité de ces mesures, nous n’obtenons pas de réponses à des questions basiques de mise en œuvre. Or derrière, pour nous, se posent des questions de processus, d’outils, d’investissements, de formation, de planification, de marketing ou de trésorerie – bref, tout ce qui fait la vie quotidienne de nos entreprises.

Avec une différence essentielle entre nous et les administrations avec lesquelles nous travaillons : la gestion du temps et la définition de l’urgence.

Lorsqu’un maire fraîchement élu met les PC sur « pause », il met en péril l’équilibre des programmes, donc la pérennité des entreprises et des emplois. Une entreprise avec un carnet de commande bien rempli peut mourir d’un manque de trésorerie. C’est le cas pour nous : les appels de fonds sont notre oxygène, et cet oxygène peut nous faire gravement défaut quand les décideurs publics ne comprennent pas nos urgences.

Si l’action syndicale est nécessaire, ce n’est pas seulement pour faire des propositions de plan de relance, comme nous l’avons fait cette semaine. C’est aussi pour rappeler, au quotidien, que c’est l’activité économique et la création de valeur qui font vivre notre pays.

Rien que pour cela, nos entreprises méritent de la considération et du respect !
  

Alexandra François-Cuxac

Présidente de la FPI France