Nationale

Editorial de la Présidente

Quelle place pour le travail dans l’après-Covid ?

Seule organisation patronale représentative pour la branche de la promotion immobilière, la FPI négocie pour le compte des promoteurs des accords de branche sur toute une série de sujets : rémunérations, protection complémentaire, conditions de travail etc.

Nous sommes donc bien placés pour dresser le tableau « sociologique » d’une profession qui regroupe près de 30 000 actifs. Nous sommes proches de l’équilibre hommes-femmes, nos salariés sont plutôt jeunes (40 ans de moyenne d’âge) et qualifiés (55 % de cadres) et on sent que le travail occupe une place clé dans leur vie. Deux indices le montrent : 6 % travaillent à temps partiel, contre près de 15 % dans la population active et, selon l’assureur de notre branche, les arrêts maladie y sont plus courts qu’ailleurs.

Clairement, la promotion est donc un métier de passionnés, de bâtisseurs et de compétiteurs, pour lesquels travail et réussite sont intimement mêlés. Pour notre secteur, c’est à la fois une force et une faiblesse. Une force, parce qu’ils insufflent la vigueur dont nos entreprises ont besoin ; une faiblesse, parce que des sujets comme le droit à la déconnexion sont sans doute plus difficiles à faire partager que dans d’autres univers professionnels …

Pour autant, la crise du Covid a partiellement changé la donne. Une partie de nos équipes a été placée en activité partielle, beaucoup ont testé le télétravail.

Que restera-t-il de cette prise de distance ?

Personnellement, je ne crois pas qu’elle va marquer de rupture. Je crois au contraire que la crise a montré la valeur de la communauté de travail, l’importance de la collaboration et de la proximité dans la maturation de nos projets. Je crois aussi qu’elle a montré la vulnérabilité de nos entreprises et la nécessité, pour leur pérennité, d’une mobilisation de tous.

La relance, l’activité, la croissance, ce sont nos premières lignes à nous, et un vrai motif de fierté pour nos équipes.

Alors oui, il y aura probablement plus de télétravail, et probablement des choix de vie différents, mais nos entreprises resteront marquées par l’idée qu’il faut bâtir, et qu’on ne le fait bien que dans le partage, la discussion, l’échange – bref, au sein d’une communauté professionnelle qui nous stimule et nous grandit. Elle prendra sans doute des formes différentes, mais la valeur travail restera la clé pour des entreprises comme les nôtres.

 

Alexandra François-Cuxac

Présidente FPI France