Nationale

Pyramides

Nature, Sens et Beauté

Marc-Antoine Jamet, président du jury des Pyramides d'Or 2019

Secrétaire Général du groupe LVMH/Moët Hennessy-Louis Vuitton depuis 2001 et directeur immobilier depuis 2003

Président-directeur général du Jardin d'acclimatation

Maire de Val-de-Reuil depuis 2001

Président du pôle de compétitivité "Cosmetic Valley" depuis 2001

Compétence, collégialité, convivialité, voilà en trois mots comment je décrirai le jury des Pyramides 2019 et l’atmosphère, souvent proche de l’unanimité, dans lequel il a travaillé. Cet état d’esprit, la capacité d’écoute et de conviction de chacun, l’absence totale de préjugé ou de parti-pris, ont fait de ma « présidence », modeste présidence, présidence bien entourée, une expérience à la fois agréable et instructive. Nous discutions, nous apprenions, nous décidions.

Les projets qui nous ont été soumis ont su mettre en valeur trois priorités pour les utilisateurs ou les constructeurs qui sont autant d’enjeux majeurs pour les professionnels de la promotion immobilière.

La première n’étonnera personne. Il s’agit d’une urgence : celle de répondre au défi du réchauffement climatique, aux exigences de la transition écologique. Quelles nouvelles expertises doit-on mobiliser, quels modes constructifs faut-il favoriser, quels matériaux et technologies peut-on privilégier ?

La seconde est également dans l’air du temps. Un immeuble de logements, une usine, un siège social ne peuvent plus être de simples « bâtiments ». Leurs occupants, dans leur diversité, demandent à leur cadre de vie d’avoir du sens ou veulent lui en donner un. Ils ne veulent plus subir des situations : le bruit, l’éloignement, la froideur. Ils veulent vivre des expériences - mobilités douces, services partagées, fonctionnalités originales… - selon leur type de vie, leur modèle familial, leur manière de travailler. Ce sont des aspirations auxquelles les promoteurs immobiliers ne peuvent plus ne pas répondre dans leurs programmes.

La troisième est simple et éternelle. C’est un pari que seul l’architecte peut relever et imposer dans chaque projet. Encore faut-il que celui qui le finance ou le recrute en ait conscience. Les gens, vous, moi, nous, veulent du pratique et du solide, du confortable et du cossu, du moderne (même dans l’ancien…) et du nouveau. Mais surtout, ils veulent du beau. C’est l’unique voie qu’il faille suivre, le remède seul et salutaire, si l’on veut sauver nos villages, nos villes, nos paysages.

 

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