Nationale

Editorial de la Présidente

Le bon timing du plan de relance

Chaque jour ou presque, un acteur du logement diffuse son plan de relance : parlementaires, fédérations professionnelles, opérateurs, chacun sonne l’alerte et pousse ses propositions. La FPI a préféré surseoir, et attendre que le paysage politique se soit éclairci. Les élections municipales et le remaniement passés, nous pouvons mieux articuler notre discours avec ce que nous savons des représentations et des attentes de nos interlocuteurs.


Nous rendrons public notre plan de relance la semaine prochaine, en même temps que nous lancerons une campagne de communication tournée vers la valorisation de l’immobilier neuf comme levier de la ville durable. Il nous a paru nécessaire de bien articuler les deux exercices – les mesures et leur mise en perspective - car nous avons besoin de légitimer nos propositions et de leur donner du sens en cohérence avec le contexte post-Covid.


Etablir une liste de propositions, c’est la partie la plus facile d’un plan de relance. Le véritable enjeu et le principal ressort de la conviction des décideurs, c’est le sens que nous leur donnons, à la lumière de nos trois prérequis : légitimer la ville, quand certains cèdent à la facilité de sa diabolisation ; légitimer le neuf, quand la rénovation s’affirme en parallèle ; légitimer notre profession, en apportant la preuve de notre capacité à faire la ville durable et résiliente. Nous y croyons, mais nous devons les faire partager.


Le plan de relance de 2020 sera un exercice très différent du plan de relance de 2008-2009, qui avait vu émerger le Scellier puis le boost du PTZ, pour une raison majeure : les décideurs tant locaux que nationaux s’inscrivent beaucoup moins que par le passé dans une logique de production. Dans notre travail de conviction, nous partons donc de plus loin, d’où la nécessité de parler non seulement de la fiscalité ou des permis de construire, mais aussi des besoins de la ville et des habitants, des usages, de la démographie, de la santé, de la qualité de vie etc.


Alexandra François-Cuxac

Présidente de la FPI France