Nationale

Evénement FPI

Faire émerger la ville dense, durable et désirable : retour sur les JEP 2019 de la FPI

 

Les promoteurs immobiliers vivent un paradoxe. D’une part, la contestation croissante du modèle de développement métropolitain (congestion, pollution, stress, rejet de la densité et des tours etc.) et d’autre part, la contestation de l’artificialisation des sols et du modèle pavillonnaire, qui devrait pousser à reconstruire la ville sur la ville, donc à… densifier.

 A l’occasion des 29èmes journées d’études professionnelles de la FPI, les promoteurs immobiliers entourés de nombreux experts, se sont interrogés sur la résolution de cette contradiction, et sur les moyens de rendre aux habitants de la ville dense qu’ils produisent tout ou partie de ce que ces derniers sont tentés d’aller chercher dans les villes moyennes, les grandes périphéries, le péri-urbain : l’intimité, l’espace, la nature, la santé, la convivialité, le logement bon marché, la proximité, etc. 

Pour faire émerger cette ville « dense, durable et désirable », les JEP 2019 ont permis de partager des solutions :

  • dans l’aménagement urbain, avec la notion d’un urbanisme « juste » qui cherche l’équilibre entre la l’exigence de qualité et la soutenabilité économique des projets, pour les collectivités comme pour les futurs habitants
  • dans la conception du bâti, à travers des projets architecturaux mixtes et compacts, ou des solutions techniques davantage orientées vers le confort d’usage que par le passé
  • dans l’ingénierie financière, grâce au démembrement de propriété ou à la dissociation entre le foncier et le bâti, pour vendre des logements moins cher dans le cœur des métropoles, et y recréer de la mixité.

Les débats ont permis de montrer que l’avenir de la profession et la durabilité de son modèle de production passent par :

  • une écoute toujours plus attentive des besoins des habitants, et une association croissante à la définition des projets
  • une meilleure adaptation aux réalités de chaque territoire, au cas par cas, et moins de standardisation : la densité n’est pas réaliste partout, et ne doit pas être uniforme
  • un dialogue ouvert mais sans concession avec les élus locaux, qui détiennent les clés de l’aménagement durable des territoires
  • une meilleure gestion du temps : les problèmes surviennent dans les projets urbains quand les aménités et les réseaux ne suivent pas le rythme de la construction de logements  

Enfin, les JEP ont démontré que d’autres territoires s’ouvrent à l’action des promoteurs, où la question de la densité et de la qualité de vie se pose différemment à chaque fois :

  • les 1500 quartiers prioritaires de la politique de la ville, où l’ANRU actionne un fonds de coinvestissement pour développer, avec les promoteurs, des projets de développement économique
  • les 222 villes du Plan « Action cœur de ville », où Action logement et la Banque des territoires soutiennent les investisseurs dans la rénovation des centresvilles

Retrouvez le contenu des travaux sur notre page dédiée (ici) !  Et retrouvez (ici) la vidéo de clôture que Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, a tenu à adresser aux participants.