Nationale

Editorial de la Présidente

Avons-nous des raisons d’être optimistes ?

Pour prendre le pouls de l’économie, le MEDEF vient de faire un sondage auprès des entrepreneurs, et de façon surprenante, ou contre-intuitive, les résultats sont encourageants. Les indicateurs économiques sont certes mauvais (contraction du PIB de 13,8 % au T2, 6,1 millions de personnes inscrites à Pôle emploi etc.), mais les chefs d’entreprise ont plutôt le moral. 74 % sont optimistes pour leur entreprises, 87 % sont confiants dans sa capacité à surmonter la crise, 56 % ont l’intention d’embaucher des jeunes. Seuls 9 % et 8 % respectivement ont l’intention de réduire leurs projets de développement et leurs effectifs dans les mois qui viennent. Les perspectives négatives, dans ce sondage, sont plutôt à l’échelle du pays : 56 % des entrepreneurs sont pessimistes sur la situation économique de la France.

Ce que j’en retiens, c’est que les entrepreneurs sont centrés sur leur entreprise, décidés à se battre pour elle, et mobilisés en ce sens avec leurs salariés (95 % jugent que le dialogue social y est de bonne ou d’assez bonne qualité). Ils comptent sur le soutien du Gouvernement et attendent pour cela les annonces du Plan de relance la semaine prochaine ; ils s’appuient sur leurs fédérations professionnelles, et la mobilisation de la FPI ne faiblira pas ; mais ils savent surtout que c’est en eux-mêmes qu’ils trouveront l’énergie et les ressources pour rebondir après 55 jours de confinement. La crise nous oblige à faire plus encore que d’habitude, en termes d’innovation, de service client, d’investissement, ou de maîtrise des coûts.

Nous n’avons pas que le droit d’être optimistes, nous avons le devoir de l’être, car c’est à cette condition que nous insufflerons dans nos entreprises l’énergie et la volonté qui seront les moteurs de la reprise !

Alexandra François-Cuxac

Présidente de la FPI France